Vous avez peut-être déjà entendu parler de
la netiquette, surnom des règles de bienséance pour les communications
électroniques. La tradition a fixé des règles qui régissent les communications
entre interlocuteurs, et ces règles varient selon le médium. En voici quelques
exemples
Au téléphone, l'usage établi veut que les conversations formelles débutent
par une salutation sous forme de question de la part du récipiendaire (Allô?),
et par une salutation de la part de celui ou celle qui appelle (Bonjour. C'est
Georges
Les communications écrites par lettres suivent également des usages établis.
Par exemple, elles débutent par «Cher Monsieur Dupont», ou pour un ami par un
«Cher Paul». La date est au haut de la lettre, suivi de la salutation, le corps
de la lettre et enfin la signature. On n’aurait pas vraiment idée de changer
l'ordre de ces éléments. Cet ordre constitue l'étiquette des lettres.
Le courrier électronique est d'apparition plus récente dans nos mœurs, et la
netiquette n'est qu'une suite de règles de courtoisie qui visent à en faciliter
l'usage. Voici quelques-unes une de ces règles. Peut-être que cette liste
contient- certains éléments auxquels vous n'avez pas encore pensé et qui
auraient avantage à être mis en pratique.
Le non respect de ces règles pourrait faire en sorte que votre message
soit vu comme un SPAM et ne soit donc jamais délivré au destinataire du
message, alors attention!
Attention à ce que vous écrivez
Le message que vous envoyé par courriel électronique est relayé par divers
ordinateurs vers un serveur de courrier où il est entreposé jusqu'à ce qu'il
soit lu par le récipiendaire. Tout au long du trajet, il peut avoir été copié
par des opérations automatiques visant à faire des copies de sécurité des disques
des ordinateurs du réseau. Le courrier électronique n'est donc pas vraiment
privé. Une vieille règle d'or s'applique ici aussi «Écrivez comme vous voudriez
qu'on vous écrive»:
- Considérez vos messages
comme des cartes postales électroniques : si le contenu ne doit absolument
être lu par d'autres, ne l'envoyez pas par courrier électronique.
- L'écriture en CAPITALES ou
EN MAJUSCULES est considérée comme une parole criée, il faut donc éviter
de l'utiliser.
- Si ce que vous avez à dire
n'est pas approprié pour une conversation face-à-face, ce n'est pas plus
approprié pour un message électronique.
- Commencez votre message par
une salutation, comme si vous débutiez une conversation dans la rue. Je
doute que vous y abordiez quelqu'un directement en entrant dans le vif du
sujet sans un bonjour ou une salutation quelconque.
- Contrairement à une
conversation face-à-face, vos lecteurs ne voient pas votre mimique, et
peuvent mal interpréter ce que vous écrivez. Au besoin, ajoutez des
souriards tels le sourire :-) , le clin d'œil ;-), la moue :-(, ou la
surprise :-O.
- Donnez un sujet court et explicite
à vos messages. Si vous n'avez jamais reçu des dizaines de messages
quotidiens, vous pouvez difficilement imaginer le bonheur qu'il y a à être
capable d'en retrouver un entre tous grâce à un champ Subject: judicieusement
choisi.
- Orthographe, grammaire, style etc. Le courrier
électronique est en général un peu plus « décontracté » que le
courrier classique. Mais ne vous laissez pas prendre à ce piège. Un
minimum de soin dans ces domaines est naturellement nécessaire pour
communiquer efficacement. Et si vos messages sont mal rédigés et truffés
de fautes d'orthographe, cela ne peut que vous nuire à terme.
- L'art de la
citation. Il est très
agréable et efficace lorsqu'on reçoit une réponse à un message de disposer
d'un bref rappel préalable du contexte.
Montrez-vous sous votre meilleur jour.
Si vous utilisez le courrier électronique depuis longtemps, vous vous
souvenez sans doute des difficultés d'alors pour faire des corrections aux
fautes de frappe. Ces erreurs typographiques étaient alors tolérées, mais les
temps ont changé, et la technologie peut à la fois nous jouer des tours et nous
fournir des outils pour polir nos messages.
- Assurez-vous que votre nom
apparaît avec votre adresse de courrier électronique comme par exemple "Marcel Dupont Nom" <marceldupont@mondomaine.com>
- Vérifiez la date et l'heure
sur votre ordinateur et ajustez-les au besoin. Cette information est
ajoutée à tous les messages que vous envoyez. Évitez donc l'embarras de
paraître répondre à une question qui n'a pas encore été posée!
- Attention à vos dates: Tout
le monde n'interprète pas 11/1/97 de la même façon, particulièrement
outre-mer. Vous pouvez adoptez le format plus explicite 11/JAN/97 dans le
corps de vos messages.
- Ajoutez un fichier
signature d'au plus quatre ou cinq lignes. C'est l'endroit idéal pour
donner vos autres coordonnées. (Un fichier signature contient les lignes
de texte qui apparaissent au bas de chaque message envoyé).
- Utilisez votre correcteur
orthographique et grammatical. Les temps ont vraiment changé, et de trop
nombreuses fautes sont désormais difficilement pardonnables.
- Utilisez un niveau de
langage approprié. Le courrier électronique est plus semblable à une
conversation qu'à la prose légale ou d'affaire. Si vous ne dites pas
certains mots ou expression, demandez-vous s'ils sont appropriés pour le
courrier électronique.
- Soyez bref. Si l'idée
principale de votre message n'est pas précisée dès le début et que vos
correspondants doivent lire plusieurs pages pour la trouver, votre message
peut facilement être mis de côté avec l'intention d'y revenir plus tard.
On sait trop bien ce qui peut alors survenir…
Sujet, Réponses et «Threads».
Ces trois concepts sont reliés. Tout bon logiciel de gestion de courrier
assemble les messages et les réponses qu'ils ont générées d'après leur sujet.
(Un «thread» est la liste chronologique de tous les messages ayant le même
sujet). Donc:
- Vérifiez où vous envoyez
votre message. Il est vraiment facile de répondre à un message sans
réaliser qu'il sera envoyé à tous et non seulement à une personne.
Vérifiez donc l'adresse dans le champ À (TO) avant d'envoyer un message en
utilisant la fonction Répondre. Regardez aux Cc lorsque vous répondez. Ne
continuez pas à inclure des gens si les messages deviennent une
conversation bilatérale.
- Assurez-vous que la ligne
Sujet décrit correctement le contenu. Évitez d'avoir plus d'un sujet par
message. Si le champ Sujet contient deux idées, il est possible que l'une
d'entre elles ne décrive plus le contenu des message subséquents, rendant
la ligne sujet inexacte.
- Évitez de changer le sujet.
Tout changement à la ligne Sujet va entraîner la création d'un nouveau
«thread», et séparer les réponses ou discussion générées par le premier
message. En répondant à un message plutôt qu'en envoyant un nouveau
message, vous vous assurez que les messages seront classés ensemble.
- Parfois il est préférable
de changer le sujet. Si votre réponse ne traite que d'une partie du
message principal, ou que la discussion a évolué au point de ne plus
correspondre du tout au sujet, il peut être préférable de créer un nouveau
«thread» en citant la partie du message original ou des discussions
subséquentes à laquelle vous répondez.
- Il est très facile de tout
citer le message originel dans votre réponse, mais comme vous ne
répéteriez pas la totalité d'une conversation téléphonique précédente,
effacez les lignes du message originel qui ne sont pas indispensables pour
comprendre votre réponse. Tapez votre réponse sous les citations
pertinentes, ou au début du message. Il n'y a rien de plus frustrant que
d'avoir à parcourir un long message plein de citations pour y découvrir
une courte réponse à la fin.
Netiquette c'est du gros bon sens
Comme vous le voyez, la netiquette c'est du gros bon sens et de la
courtoisie dans l'utilisation d'un nouveau médium de communication. Mais si on
fait l'analogie avec d'autres média, comme le téléphone ou la correspondance
par lettre, on réalise vite que la netiquette n'est rien de vraiment nouveau.
Prenez toujours votre temps, et tournez sept fois votre
clavier dans votre bouche avant d'envoyer quoi que ce soit. Et cela aussi bien
dans votre propre intérêt immédiat : cela peut souvent vous éviter un certain
ridicule, ou une publicité néfaste que votre société vous reprochera. Et pour
les messages destinés aux gens que vous connaissez bien ? Soyez tout aussi
prudent, vous ne connaissez pas forcément leur manière d'utiliser
l'informatique.
Les logiciels récents sont très simples et agréables à utiliser, et vous
permettent d'envoyer un message en quelques secondes. Ils vous permettent aussi
de faire des gaffes en quelques secondes.
Dans le doute, ne faites rien, n'envoyez rien et demandez conseil à quelques
personnes, par exemple un collègue ou l'informaticien de votre entreprise et
pas à la planète entière.
Imprimez la Netiquette. C'est un document de référence à caractère officiel.
Lisez la une fois. Vous vous assoirez ensuite toujours devant un clavier avec
l'esprit tranquille.
Cette page est la vôtre, tous commentaires,
suggestions, impressions, textes, liens, etc. sont les bienvenus. Merci
d'avance.
Le futur du courrier Électronique
Certains problèmes nouveaux (par rapport au temps où seuls une petite
minorité d'informaticiens utilisaient cet outil), mettent cet outil merveilleux
en danger :
- Il y a trop de
messages
- Il y a trop de messages
illisibles
Quels sont ces abus, en quoi
sont-ils gênants ?
- le bruit
De nombreuses personnes reçoivent des dizaines
voire des centaines de messages par jour. Sur tous ces messages, combien vont
leur être utiles ? Chaque message supplémentaire qu'elles reçoivent
augmente le temps qu'ells passent à lire, classer, archiver leur courrier, la
difficulté de lecture, et donc l'utilité en général de l'outil courrier
électronique.
La plupart des utilisateurs archivent une grande partie de leur courrier
électronique pour s'y référer ultérieurement. Le fait que les messages archivés
contiennent diverses « pollutions » (détaillées ci-après) empêche d'y
faire des recherches efficaces.
- le coût
Contrairement au courrier classique, où seul
l'expéditeur paye, dans le courrier électronique les coûts sont partagés. En ne
simplifiant quasiment pas, on peut dire que le coût d'un message (transport, stockage,
traitement, etc.) envoyé à 100 personnes va être réparti équitablement
entre les 101 participants. C'est très avantageux pour celui qui expédie, mais
beaucoup moins pour celles qui reçoivent, et encore moins pour les 90 que le
message n'intéressera pas de toute façon.
Les coûts du courrier électronique étant toujours diffus, largement répartis
entre les nombreux intervenants, et les facturations s'effectuant très souvent
au forfait, l'apparence de gratuité est très forte. Mais il ne faut pas s'y tromper,
chaque caractère transmis a un coût bien réel : la très technique
maintenance des liaisons télécoms et des serveurs n'est pas assurée par
l'opération du Saint-Esprit, et le coût des investissements pour de régulières
augmentations des capacités (sans cesse nécessaires à cause d'un encombrement
chronique), se répercute fatalement d'une façon ou d'une autre. Si ce n'est pas
directement en bas d'une facture, c'est au mieux en lenteurs ou en
envahissantes publicités.
- l'encombrement
Même s'il paraît qu'aujourd'hui « Internet
est peu coûteux », la majorité des accès à Internet se fait encore aujourd'hui
par modem, c'est à dire lentement. Chaque message supplémentaire
allonge encore les temps de chargement. Et même si les télécommunications sont
rapides, les machines et les logiciels de traitement du courrier sont ralentis
par le temps passé à traiter des messages non désirés. Quelle que soit la
vitesse initiale des réseaux, du trafic inutile provoquera de toute façon des
baisses de performance sensibles et pénibles.
La plupart des serveurs de messageries imposent naturellement une taille maximum
de la boîte aux lettres. Au delà, les nouveaux messages arrivants sont refusés.
Cette saturation peut être très vite atteinte en cas de messages volumineux.
Si vous êtes utilisateurs de listes de diffusion, sachez que la majorité
d'entre elles archivent et indexent les messages. Ceci pour permettre à toute
personne ayant les mêmes préoccupations que vous, mais 3 mois ou 3 ans plus
tard, de gagner un temps précieux, pour restreindre la liste aux thèmes
d'actualité et ainsi augmenter son efficacité, et éviter de finir par faire
fuir les habitués, qui sont souvent les personnes les plus intéressantes. Afin
de faciliter grandement ce travail d'archivage, il est préférable d'envoyer des
messages qui ne comportent que de la « charge utile », c'est à dire
d'éviter d'inclure citations intégrales des messages précédents ou pièces-jointes
exotiques
Et enfin, comment voulez-vous réussir à déterminer à l'avance les capacités
techniques de vos destinataires ? C'est totalement impossible. Une même
personne peut très bien consulter son courrier électronique aujourd'hui sur un
réseau d'avant-garde, et demain péniblement avec un téléphone mobile, ou encore
depuis un sombre cybercafé mal équipé à l'autre bout de la planète.
Même si un jour les télécommunications sont quasiment gratuites pour tous
partout dans le monde et dans toutes les conditions, il ne faut pas oublier
qu'un message n'est pas que transmis. Il est aussi stocké temporairement,
archivé, indexé, classé, trié, filtré, décontaminé, relayé, renvoyé, exhumé,
imprimé et... lu ! Ne pas respecter les usages décrits ci-dessous, c'est
rendre chacune de ces opérations plus pénible, y compris dans l'hypothèse
utopique de réseaux haut débit généralisés et de télécommunications
« gratuites ».
A. Trop de messages.
Pour envoyer une lettre à 100 personnes, il faut cent
timbres, et beaucoup de temps et d'argent. Seuls les supermarchés ont les
ressources suffisantes pour bourrer votre boîte aux lettres (réelle).
Par contre, pour envoyer un courrier électronique à 100 personnes, il faut
deux clics. Cela ne coûte presque rien, et tout le monde peut le faire.
Résultat inévitable : il y a des abus. Voici les différentes
formes d'abus en nombre de messages :
Les lettres-chaînes et autres canulars.
Les lesttres-chaînes et les canulars consistent à saturer un
nombre maximum de boîtes aux lettres et de réseaux le plus rapidement possible,
grâce à un message douteux. En essayant de mobiliser le maximum de personnes,
ils augmentent les problèmes indiqués ci-dessus de façon exponentielle.
Le scénario est toujours le même : on vous raconte n'importe quoi, mais
c'est très important, et il est absolument vital que la terre entière soit
avertie le plus vite et le plus tôt possible, donc dépêchez-vous de faire
passer ce message à tout le monde. Décrit comme ça, ça paraît incroyable, mais
comme c'est un peu plus subtil et que ça fait toujours appel à vos meilleurs
sentiments, ça marche. En général on reçoit le même message 3 ou 4 fois dans la
même journée, par des circuits différents, puis cela se calme, jusqu'à ce que
la même histoire légèrement modifiée ressorte quelques mois plus tard.
Mais surtout, même si l'information contient un fond de vérité, est-ce
qu'elle vaut vraiment la peine d'envahir les boîtes aux lettres de centaines de
milliers de personnes en une journée ? Si elle est si importante, vous ne
croyez pas que les médias traditionnels (presse, radio, télévision) en
parleraient ? Vous avez vraiment si peu confiance en eux, pour ressentir
le besoin de la diffuser massivement par courrier électronique ?
Il y a deux variantes, les lettres-chaînes et les canulars (en général des alertes pour de pseudo-virus). Notez
tout de même ici qu'un simple courrier électronique ne peut pas contenir
de virus. Seul un programme, ou un document Word, Excel ou Powerpoint contaminé
transmis par pièce-jointe peut être nocif. Il suffit de ne pas ouvrir
les annexes douteuses (à part dans le cadre de l'utilisation d'Outlook,
qui pose de plus grands problèmes de sécurité) Par ailleurs les virus sont
souvent spécifiques à un système ou un type de logiciel donné, et donc même
s'il ne s'agit pas d'un canular, et que le virus est bien réel, vos
correspondants peuvent très bien ne pas être du tout concernés par vos petits
problèmes personnels de virus. En résumé, la consigne ne change pas : dans
le moindre doute, abstenez vous.
Que faire ?
Quelqu'un vous a encore envoyé une lettre-chaîne ou une alerte bidon contre
un virus inexistant.
- Si vous en êtes certain
(que c'est un canular), répondez-lui en indiquant par exemple la référence
de ce paragraphe :
... et avec un mot très aimable (le sentiment d'avoir
publiquement propagé une bêtise suffira largement, pas la peine d'en ajouter)
lui expliquant qu'il s'est fait avoir. Et préparez vous à faire la même chose
deux heures plus tard pour quelqu'un d'autre. Désolé, mais contre les fausses
rumeurs, il n'y a guère d'autre arme que l'éducation, lente, ingrate et
laborieuse. Si tout le monde se donnait la main... :-)
- Si vous avez par contre un
doute ou une crainte relative à cette alerte, transmettez la à votre responsable
informatique le plus proche, et à lui seul.
On emploie aussi le sigle « UCE », pour
Unsolicited Commercial E-mail. C'est l'équivalent sur Internet des catalogues
qui s'entassent dans votre vraie boîte aux lettres, à la différence que c'est vous
qui payez. De plus ces publicités sont fréquemment pour des sites à caractère
« réservé aux adultes », ce qui peut poser des problèmes pour
certains utilisateurs. Il faut honnêtement reconnaître qu'il n'existe pas à ce
jour de solution technique efficace à 100% pour lutter contre ce phénomène.
Que faire ?
- Si vous n'y connaissez pas grand chose en réseau, il n'y a franchement
rien à faire. La seule chose à faire, est de faire confiance à votre
fournisseur d'accès à Internet : il travaille continûment (en principe)
pour lutter contre cela. Si vous en recevez vraiment trop, plaignez vous auprès
de lui ou changez en.
Vous pouvez quand même vous plonger dans les réglages de votre logiciel de
courrier, pour qu'il efface automatiquement ces messages. Cela ne résout qu'une
partie des problèmes.
- Si par contre vous comprenez quelque chose aux relais SMTP et autres adresses
IP, peut-être avez-vous déjà entendu parler de solutions contre le SPAM?